9 juin 2016

#ChallengeAZ : H comme Jean Marie HUET

Nous sommes toujours en Bretagne, dans les Côtes d'Armor, en 1877. Le 25 juillet est né Jean Marie HUET, un de mes ascendants à la 4ème génération d'une cousine éloignée (0.39% de parenté d'après Geneanet !).

Lors du premier recrutement militaire, Jean Marie est dispensé car il est l'aîné de 8 enfants. En fait, ses parents ont eu 11 enfants, mais seuls 8 sont encore en vie. En effet, dans l'article 21 de la loi du 5 juillet 1889, une dispense est accordée, en temps de paix, pour les jeunes gens étant soutien de famille ou aîné d'au moins 7 enfants, entre autres.

Article 21 - Loi 1889 (p 79) - gallica.bnf.fr

Article 21 - Loi 1889 (p 80) - gallica.bnf.fr


Jean Marie n'incorpore donc le 36ème Régiment d'Infanterie que le 14 novembre 1898 pour un an. Il est soldat de 2ème classe et obtient son certificat de bonne conduite.
Mis en disponibilité en 1899 puis en réserve en 1901, il effectuera ses deux préiodes d'exercices en 1904 et 1907.
Le 11 mai 1910, il épouse Marie Françoise HUET.

74ème RI - JMO
memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Lorsqu'il est mobilisé le 4 août 1914 dans le 74ème Régiment d'Infanterie, il vient de fêter ses 37 ans. Trois mois plus tard, le 11 novembre, il est évacué car blessé, alors qu'ils sont en Champagne. En effet, un obus est tombé sur une maison occupée par la 1ère compagnie, faisant 1 mort et 7 blessés. Il ne rentrera au dépôt que le 9 mai 1915.
Envoyé en renfort dans le 271ème Régiment d'Infanterie le 1er juillet 1915, il sera incorporé au 248ème puis au 73ème Régiment d’Infanterie le 10 juin 1916.


Malheureusement, 20 jours plus tard, il est blessé par un éclat d'obus à Thiaumont, le 30 juin, en même temps que 4 autres soldats. Il a une plaie au bras gauche et une suite de plaies pénétrantes à l'avant-bras gauche qui entraîneront l'amputation du bras gauche au tiers inférieur. Il obtiendra une pension de retraite de 3ème classe le 5 janvier 1918. Entre-temps et après un an de convalescence, il retourne à la caserne le 1er juillet 1917. Il restera alors dans les arrières jusqu'au 5 avril 1918, date à laquelle il sera rayé des contrôles. Réformé définitivement, il acquiert une pension de 80% le 29 juillet 1920.

Jean Marie décédera le 24 juillet 1927 à l'âge de 49 ans à La Prénessaye.

Sources :
Service Historique de la Défense - Journal de Marche et Opérations du 74ème RI
Archives Départementales de Côtes-d'Armor


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