9 juin 2014

#ChallengeAZ : H comme Homonyme et erreur de débutant

Dans l'arbre de la famille, j'ai longtemps été bloquée sur l'ascendance de Georges MONCHÂTRE.

En effet, au commencement de mes recherches, j'avais récupéré son acte de mariage par la mairie de Villaines-sous-Lucé (72). Dans cet acte, Georges est décrit ainsi : "MONCHÂTRE Georges, âgé de vingt-six ans, domestique, domicilié au Grand-Lucé, né à Parigné-L'Evêque le deux mars mil huit cent soixante-deux [...] fils majeur naturel non reconnu, de père non dénommé et de Marie MONCHÂTRE, âgée de cinquante-six ans, sans profession, domiciliée au Grand-Lucé".

Emplacement de Parigné-L'Evêque, Challes et Le Grand-Lucé (72)

A l'époque, le but de mes recherches est de remonter le plus haut possible. Je décide de consulter les Archives de la Sarthe qui sont mises en ligne, je reprends cette branche, bien décidée à remonter rapidement ! Je cherche donc directement, l'acte de naissance de Marie MONCHÂTRE au Grand-Lucé. Ce que je trouve à la date du 30 décembre 1831. Marie est fille de père non-dénommé et de Geneviève MONCHÂTRE.

Extrait de l'acte de naissance de Marie MONCHATRE le 30 décembre 1831 Grand-Lucé (72) (vue 481)


 J'essaie de continuer à remonter mais je suis rapidement bloquée. Je cherche sur les communes alentours et par les recensements, que je découvre alors. Impossible de retrouver Geneviève. Je laisse de côté, ne sachant plus vraiment où chercher. J'avais ratissé tout le canton autour de Grand-Lucé.

Il y a deux ans, je décide d'étoffer mes sources en cherchant la fiche matricule et l'acte de naissance de Georges, que je n'avais pas encore. Et dans cet acte de naissance, l'officier d'Etat Civil écrit que Marie MONCHATRE est la fille de... Alexis MONCHATRE et de Marie PAPIN, et qu'elle est née à Challes. J'ai même son domicile exact, elle est domestique chez Jacques PERRON, à Epeigne, lieu-dit de Parigné-L'Evêque. 
Et en effet, sur les registres de Challes, je trouve l'acte de naissance de Marie, ainsi que celui d'une soeur, Françoise. En cherchant sur les recensements de Challes, je retrouve Alexis avec sa femme Alphonsine et une petite Marie Louise Alphonsine, petit-fille d'Alexis, âgée de 2 ans en 1861. 

Recensement Challes 1866 - Famille MONCHATRE Alexis (vue 322)

Je suis cette piste et retrouve alors le mariage de Marie Louise Alphonsine avec Félix LEROY au Grand-Lucé. Et là, cela se complique ! 

Félix est le fils de François LEROY et Madeline DORMEE (qui est décédée). François LEROY qui s'avère être à présent le mari de Marie MONCHÂTRE, la mère de Marie Louise Alphonsine. Il se sont mariés en 1864 à Challes, deux ans après la naissance de Georges. 

Il est vraisemblable que Georges ait habité avec sa mère, par contre je ne sais pas si Marie Louise Alphonsine a rejoint sa mère après son mariage. En effet, les recensements du Grand-Lucé ne commencent qu'en 1906. Alexis et Marie ne résident plus à Challes en 1886. Par contre, Alexis et Marie habitent rue de Madrelle au Grand-Lucé à leurs décès et la déclaration est effectuée par leur gendre, habitant également rue de Madrelle. Alexis étant déclaré mendiant et invalide sur les recensement de Challes, il est probable qu'il ait donc été recueilli avec sa femme par son gendre, qui est aubergiste.

 Mais ce nom LEROY m'interpelle, et c'est en revérifiant l'acte de mariage de Georges, que je retrouve François LEROY en tant que témoin. Quant à savoir qui est le père de Georges, je n'ai pas d'autres informations pour l'instant.

Dès le départ, j'avais tout sous les yeux, mais à vouloir aller trop vite, finalement je me suis trompée. C'est à partir de ce moment-là que j'ai repris toute ma base et décidé de revérifier toutes les sources. Travail de titan qui est très loin d'être fini...

1 commentaire:

  1. Cousinerions-nous? ;-)
    C'est Marie PAPIN de CHALLES qui m'amène à cette question. En effet, j'ai bien du mal avec mes PAPIN, Jacques et Mathurine (père et fille), dans le même secteur géographique: les miens sont de Volnay mais beaucoup plus tôt (fin XVIè pour le père et début XVIIè pour la fille).
    Près de 200 ans séparent nos protagonistes respectifs. Ceci n'est donc qu'un simple clin d'oeil.
    Cordialement,
    Roland Bouat

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